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Voici les nouvelles envoyées par la famille Tanguay :

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Date
Nouvelles
13-02-2002

haut

 

texte de Sébastien

11-02-02
On va chercher des visas pour la Chine, on écrit sur l'ordi, lavage à la main, planifier le voyage en Chine … Papa va remplacer les billets d'avion Hong Kong-Sydney parce que la compagnie a fait faillite. Au lieu d'un vol direct pour Sydney de huit heures, c'est un vol avec une escale à Auckland ( Nouvelle-Zélande ), donc, 5 heures d'avion de plus et 3 heures d'attente à l'aéroport d'Auckland.

12-02-02
Aujourd'hui, c'est le nouvel an Chinois. On est allé voir une parade avec des chars allégoriques, danseurs, costumes, danse des dragons et lions … c'était plein de monde. Les gens grimpaient sur les murs, arbres et clôtures pour mieux voir.

13-02-02
Francis, Jolyanne, papa et maman se lèvent à 7 :00 du matin pour aller faire du Tai Chi, une sorte d'arts martiaux avec des mouvements lents. Nicolas et moi, on a pris quelques heures de sommeil de plus. La plupart des gens, avant d'aller travailler, vont faire du Tai Chi.
Ensuite, on va au sommet du " Victoria Peak ", une montagne, où on a une très belle vue sur toute la ville de Hong Kong. On va voir un impressionnant spectacle de jets d'eau (Aqua Fantasia). Le soir, il y a des feux d'artifices. On a appris que c'étaient les plus gros du monde. C'était super extraordinaire. Malheureusement, on a manqué les ¾ du spectacle parce que les policiers bloquaient et on était devant un building qui cachait les feux d'artifices. Vers la fin, ils nous ont laissé passer. Mais la partie qu'on a vue était inoubliable. Des dizaines de feux d'artifices en même temps. C'était plus qu'on puisse imaginer. Mais c'est plate qu'on en aie manqué les ¾.

14-02-02
On prend le métro pour la frontière avec la Chine. Tout de suite en traversant, plus un mot d'anglais ! Rien que du chinois. On prend le train pour Guangzhou ( 6,7 millions d'habitants ). Il y a beaucoup de cultures maraîchères en terrasses. Mais il y a seulement 10% de la terre qui est cultivable. Malgré cela, la Chine est le premier producteur mondial de riz, tabac, maïs, orge, soja et cacahuètes. Mais il y a tellement de monde qu'ils n'exportent rien. C'est le pays le plus peuplé au monde ; ils sont plus de 1.3 milliard de personnes soit 1/5 de la population mondiale. Le gouvernement a même mis des règlements par rapport à ça ; pas le droit d'avoir plus d'un enfant par famille en ville, et pas plus de deux en campagne. On a vu des plantations de cerisiers.
Pour souper, on va au resto. Heureusement, il y a une cliente qui parle un peu d'anglais et traduit à la serveuse. Mais, on a quand même dû faire des dessins pour mieux se comprendre. Dans les restos, il y a souvent des aquariums et des cages avec des animaux dedans et les gens choisissent celui qu'ils veulent manger. Il y avait des poules, lapins, anguilles, tortues, serpents, larves, chats, hamsters, poissons, coquerelles, grenouilles … On a préféré manger végétarien !

15-02-02
On se promène dans la ville ; on visite un magnifique temple bouddhiste, information pour les billets de train et d'autobus, on essaie de reconnaître les signes chinois sur la carte et ceux des destinations. La langue chinoise est écrite avec des signes qui valent chacun une syllabe. Il existe plus de 50 000 idéogrammes, mais seulement 8 000 sont utilisés couramment et quelqu'un doit en savoir au moins 2 000 pour bien se débrouiller en chinois. Il y a deux sortes de chinois ; le mandarin (partout en Chine) et le Cantonnais (dans le sud) ; ils s'écrivent pareil mais ne se parlent pas de la même façon. Pour dîner, on goûte des dumplings ( sorte de egg rolls cuits à la vapeur). On a eu pas mal de misère à se comprendre. On croyait en avoir commandé 3 pour goûter ; on en a eu 3 douzaines !!! Une chance que c'était bon.
Ici, le volant est du " bon " côté. Mais, on ne sait pas trop de quel côté de la route ils conduisent ! Les gens sont des vrais casse-cous sur les routes. Ils dépassent par la gauche comme par la droite, certains passent aux feux rouges, les gens traversent la rue sans même regarder avant, les autos passent deux centimètres de les écraser et le monde a l'air à trouver ça normal. C'est extrêmement sale et les gens ne se gênent pas pour jeter tous leurs déchets dans la rue. Les chinois ont la mauvaise habitude de cracher partout. C'est de loin le pays le plus sale de notre voyage, mais le plus dépaysant.
Comme au Brésil, une ville de la grosseur de Québec est considérée comme un petit village de campagne.

22-02-02
On voulait aller marcher dans un parc où il y a des montagnes mais il pleuvait. On reste à la chambre pour écrire sur l'ordinateur, se mettre à jour et écrire des cartes postales. On va au café Internet. Vers la fin de la journée, le ciel s'éclaircit un peu et on va marcher dans le village. Il y a de l'agriculture en terrasses.

24-02-02
On se lève à 5 :00 pour prendre le train de Zhangjiajie pour Yichang ( 4 millions d'habitants ). Il était plein à craquer. Le nombre de billets ne se limitait pas au nombre de sièges. On était au moins 200 personnes dans un wagon qui a une centaine de sièges.  On a passé cinq heures debout! À chaque arrêt, le train s'emplissait de plus en plus. Il faisait chaud et on avait de la misère à respirer. En plus, les nombreuses vendeuses essayaient de passer avec leur chariot presque aussi gros que la largeur de l'allée ! Le pire c'est à quel point les chinois sont malpropres. Ca fumait comme des cheminées c'était insupportable et tout le monde crachait par terre. Il y en a qui recevaient des crachats sur les pieds. C'était l'enfer. Il n'y avait pas de toilettes. Les enfants pissaient sous les sièges et ça puait. Nicolas n'a pas pu se retenir et il l'a fait dans la bouteille de Sprite !!! Maintenant, on sait pourquoi on a payé notre billet le tiers du prix.

25-02-02
On va marcher dans la ville. Tout est décoré pour la fête des lanternes qui aura lieu demain soir. On va voir un gigantesque barrage hydroélectrique en construction. Il sera terminé en 2009 et sera le plus gros du monde. Ensuite, on va voir les écluses.
Pour souper, on mange de la fondue chinoise au poulet. On a eu toute une surprise ; il y avait seulement la tête, les pattes, de la peau, du gras, des os et une petite bouchée de viande ! On est allé terminer le repas au PFK !

26-02-02
On prend le bus pour Wuhan ( 7,3 millions d'habitants ). Puis un autre bus pour Jiujiang ( 4,4 millions d'habitants ). 8 heures de bus aujourd'hui.

27-02-02
On prend le bus pour Jingdezhen ( 1,5 millions d'habitants ). Information pour les bus de demain. Après s'être trouvé un hôtel, on visite un peu la ville. Il y a beaucoup de vendeurs de porcelaine. Elles sont toutes faites à la main.
On a remarqué que les Chinois ont une petite ressemblance physique avec les gens du Pérou. Probablement parce qu'il y avait des Chinois qui sont passés par la Sibérie et le détroit de Béring pour aller en Amérique.

28-02-02
On prend le bus pour Tunxi ( 1,5 millions d'habitants ). Puis, un autre bus pour Tangkou. Il y a de belles terrasses. On y cultive surtout le riz, le colza et les cultures maraîchères. Il y a aussi des plantations de thé. Tangkou est assez touristique, donc des hôtels plus chers. Il fait très froid. On essaie de se trouver un hôtel avec chauffage à prix abordable. Il y a des heures précises : le chauffage de 20 :00 à 5 :00 et l'eau chaude de 19 :00 à 22 :00 !
On a mangé du poulet sans os, ni peau, ni gras, ni pattes, ni têtes. Il n'y avait pas grand chose à part la panure !

texte de Jean
18-02-2002

Journée d'exploration en campagne. On prend un mini van avec un chauffeur et un guide interprète, le tout pour $50.00 can pour toute la journée. On s'arrête à une culture de fraises. On les cultive sur paillis de plastique noir en plus d'être sous tunnel (plastic transparent) qu'on relève le jour. Tous les champs sont au niveau de façon à pouvoir les inonder comme pour cultiver le riz. Quand le terrain naturel est vallonné on fait des terrasses pour garder le niveau. Tout un système de canaux permet d'inonder chaque champ au moment voulu. On voit énormément de cultures de légumes. On cultive plus pour nourrir directement les gens que les animaux comme chez nous. Les champs de riz ont été récoltés il y a quelques semaines, et on ressèmera au début avril pour récolter en juin; on fait 2 récoltes par an. Les buffles d'eau pâturent dans les chaumes de riz. C'est la saison de récolte d'une sorte de navet blanc qu'on tranche, lave et fait sécher au soleil parfois sur le bord de la route à la poussière et près des bouses de vaches, pour ensuite les mettre à fermenter et les saler avant de les emballer en usine. Chaque famille cultive environ 4 parcelles d'à peu près un hectare. Tout le travail se fait à la main. On inonde les parcelles avant de labourer dans la boue avec des buffles.
Les maisons du village sont très pauvres; les étables et les habitations sont tous entremêlés. L'intérieur des maisons est en ciment ou en terre, les murs en argile, les toits en tuiles, les rues en boue et en roches. Des canaux servent indifféremment à laver le linge et les navets, à élever des poissons, comme mare à canards ou abreuvoir pour les vaches, etc... Les toilettes sont communes et se déversent dans les champs ou dans un réservoir qui sert à arroser les légumes dans les champs; elles sont faites d'une tranchée au-dessus de laquelle on s'accroupi.
Au centre du village, un tableau montre la consommation et le coût d'électricité de chaque foyer. Un autre tableau donne le programme de culture pour la commune avec les quotas de production des différents légumes et autres productions. On y indique les engrais animaux, humains et minéraux à appliquer, les pesticides et les périodes de traitements.
On est dans le temps des fêtes et c'est jour de marché; tout le monde se rend à la ville à pieds, à vélo, en taxi moto-tricycle; il n'y a pas de voitures personnelles.
Au marché, on vend tout ce dont les gens ont besoin. Les poulets et les poissons se vendent vivants. On vend : canne à sucre, pelles (sans le manche), houes, râteaux, manches pour ces instruments, paniers, fruits, légumes, champignons, viande de porc, charbon de bois, et beaucoup plus.
On mange au marché : pour $2can on a 4 grosses soupes aux nouilles. En après-midi on marche dans 3 autres villages. Il y a du monde partout. Les gens sont étonnés de nous voir et ne se gênent pas pour nous dévisager. Ils sont impressionnés de voir 4 enfants dans la même famille, eux qui n'ont pas droit d'en avoir plus que 1 en ville et 2 en campagne.

texte de Francis

13-02-02 Résumé Singapour, Malaisie et Thaïlande
Pour faire suite à l'île Maurice, on a prit un vol pour Singapour. Nous avons dû rester plus longtemps parce que Sébastien avait été allergique à quelque chose. On a fait un tour de bateau avec plein de sculptures de dragons et des toits chinois. Le 11 janvier, on quitte Singapour pour aller en Malaisie.
C'est beaucoup plus pauvre que Singapour et les religions que la majorité des gens pratique sont l'Islam et l'Indouisme. À Kuala Lumpur, on a vu les deux tours jumelles les plus hautes du monde. On a rencontré Yannick et Caroline (des français qui font le tour du monde en trois ans et qui étaient venus nous voir au Canada). On a été à Taman Négara, plus au centre du pays. On a fait du trekking dans la jungle , on s'est balancé aux lianes et on a vu une iguane de plus d'un mètre de long. Après quelques jours de bus, nous restons 2 jours pour voir les montagnes remplies de champs de thé et la ferme de papillons où j'ai eu un scorpion sur mon t-shirt. Après avoir quitté Yannick et Caroline, on file vers la Thaïlande. On va à Kho Lanta pour les belles plages. On rencontre aussi la famille Bourgine qui sont venus avec nous sur une petite île pour voir les poissons. On va ensuite à Chang Mai où on a été voir les tribus. On a fait du rafting sur des radeaux de bambous. On a vu le festival des fleurs et on a vu des gens jouer de la musique traditionnelle et des chars allégoriques tous en fleurs, et des femmes habillées avec des robes chinoises... On retourne ensuite à Bangkok pour visiter les temples avec de gros Bouddhas d'or et des dragons.

Hong Kong

Pour le nouvel en Chinois, on a été voir une grosse parade avec des gens costumés, des chars allégoriques. On a aussi vu un spectacle de jets d'eaux. Le soir, nous sommes allés voir les plus gros feux d'artifices du monde. Ils étaient beaux et ils éclataient fort. Le lendemain, on prend un train pour se rendre à la frontière.


CHINE Il y a beaucoup de personnes à cause de la fête. Ensuite, on prend un autre train de Shenzhen pour se rendre à Guanzu. On a visité un temple avec les toits bizarres et on a remarqué que les bouddhas n'avaient pas de pics sur la tête. Ici, les gens mangent du serpent, des grenouilles, du chat, beaucoup de riz, des dumplings et plein d'autres choses. Le lendemain, on prend un bus pour se rendre à Guilin. Sur le chemin, le chauffeur roulait vite, il klaxonnait tout le temps et il passait proche de rentrer dans les motos. Dans les haltes pour aller au toilettes, le mur n'est pas plus haut que 40 cm.


25-02-02
Je reste couché très tard pour me reposer du 7 heures de train de la journée d'avant. On mange un peu et on prend un taxi pour se rendre à un barrage en construction. En 2009, il sera le plus gros du monde. Il y avait plein de grues et on voyait les écluses en construction. Nous sommes allés à un barrage plus petit qui était terminé et on a vu des bateaux passer dans des écluses. On était en train de dire que l'eau était sale épouvantable mais soudain, on voit un homme venir laver sa salade. Sur le chemin de l'hôtel, on a vu des personnes transporter des gros cochons sur une moto dans la ville. Le soir, on a mangé de la fondue au poulet où il y avait une tête, des pattes et, à part les os et le gras, il n'y avait pas grand chose. Une chance qu'il y avait des légumes à faire cuire.

texte de Nicolas
22 février
Aujourd'hui, il pleuvait donc on a écrit des cartes postales et sur l'ordinateur. On est allé à Internet pour chercher nos message.

23 février
On se réveille a 7 :00 et pour déjeuner : le riz, omelette aux tomates et une aux oignons. On va dans un parc avec de très belles montagnes et des falaises à 90 degrés. Il y a à peu près 3800 marches à monter à pied. Rendu en haut, il y a plein de belvédères d'où on voyait toutes les montagnes avec des dessins qu'on peut imaginer. On avait un guide qui nous montrait les choses mais il parlait chinois. En bas ,il y avait plein de singes. Ils se mangent les poux entre eux.

24 février
On prend le train de Zhangjiajie à Yichang. Le train était plein, il y avait du monde dans l'allée, on se faisait pousser et ceux qui étaient à côté de nous se sont fait voler des bouteilles d'eau par la fenêtre du train.

25 février
On mange des pizzas Chinoises avec de la pâte et des piments forts. On va au McDonald, retour à l'Américaine. On se prend un taxi pour aller voir le futur plus gros barrage du monde, en construction.


texte de Francine

Remarques sur Singapour, Malaisie et Thaïlande
Singapour est une ville moderne, propre, où l'anglais prime. En Malaisie, les femmes sont voilées (musulmans), et plusieurs hommes portent un petit béret. Les gens parlent anglais et malais, mais on arrive à comprendre car ils utilisent le même alphabet que nous. Les toilettes sont généralement un trou dans la céramique au-dessus duquel on s'accroupie. Les gens mangent souvent avec la main droite, en formant une boule avec leurs aliments même très chauds. Les repas des locaux sont souvent servis sur des feuilles de bananes ou sur un plastic enroulé dans une feuille de papier journal. Les touristes profitent de baguettes ou fourchettes si requis, mais on ne voit jamais de couteaux. La main gauche reste sous la table, impure puisqu'elle sert à autre chose, le papier de toilette étant quasi inexistant.
La Thaïlande nous surprend avec son alphabet complètement différent du nôtre et incompréhensible pour nous. De plus, très peu de gens parlent anglais. Les temples sont nombreux, d'architecture très jolie, et les bouddhas adoptent des positions et habillements différents. On mange du riz matin, midi et soir.


Hong Kong et la Chine

13-02-02
On se lève à 7 :30 pour le cours de tai chi à 8 heures; c'est le fun de voir ces mouvements lents, ressemblant beaucoup au karaté et ses katas, effectués au son de la musique chinoise. Les cours se donnaient devant la baie de Hong Kong, près de la grande horloge, ce qui ajoutait du charme à cette activité qui a bien plu à Jolyanne et à Francis. Ils se promettent d'y retourner à la première occasion. Sébastien et Nicolas avaient préféré dormir.
De retour à l'hôtel, déjeuner puis un peu de lavage de linge et d'ordi pendant que Jean part se renseigner sur les transports et coûts pour la Chine. Dès son retour, on dîne rapidement et part pour le " Peak ", montagne au nord de Hong Kong d'où on a une superbe vue de la ville et ses environs. Il y a d'énormes édifices luxueux et décorés de plein de lumières formant des dessins (souvent des chevaux, car c'est l'année du cheval), ou des jeux de couleurs. On a vu un kiosque où on faisait des empreintes de mains dans la cire; les gens trempent leur main dans l'eau, puis dans la cire tiède, 3 fois en alternance, avant de se laisser démouler et poser la forme améliorée, avec quelques autres sauçages dans de la cire de couleurs, sur une plaque de cire souvent en forme de cœur, et resaucée dans la cire de couleur. Ca fait très joli et le décor se vend bien. Ca pourrait être une idée d'activité originale de financement de voyage de fin d'année à l'école; la St-Valentin serait une période propice pour des cadeaux de ce genre.
On se rend pour 6 heures pm à un spectacle son et lumières sur des jets d'eau qui prenaient formes sous nos yeux : " fantaisies aquatiques ". Le show se faisait devant un building tout éclairé et décoré pour l'occasion, ce qui ajoutait un peu de magie.
On soupe en vitesse, et on se rend aux feux d'artifices. C'est une véritable marée humaine qui se déplace vers le " Victoria Harbour "; en arrivant, on s'aperçoit que la rue est bloquée par les policiers, et qu'on ne peut se rendre sur le bord de l'eau. Le spectacle commence alors qu'on est bloqués dans la foule derrière un édifice qui nous cache la vue des feux. Tous protestent et se déplacent un peu plus loin, pour apercevoir les feux les plus hauts, au-dessus d'un édifice plus clément. Ca ne va qu'à la dernière partie du show avant que les policiers se décident à nous laisser s'approcher un peu et on a pu voir la finale, vraiment impressionnante. Les chinois mettent le paquet ($$$) quand il s'agit de fêter le nouvel an! C'était splendide, même si on n'a pas tout vu. Après le spectacle, c'est à nouveau la marée humaine qui se déplace : embouteillage sur terre comme sur l'eau. Les nombreux bateaux qui sont sortis pour voir le spectacle, rentrent maintenant déposer leurs clients, créant une congestion monstre. Nous, on profite de cette vue devant Hong Kong illuminée et ça a beaucoup de charme.


15-02-02
On a bien dormi, hôtel très confortable avec chacun son lit et de bonnes couvertures pour moins cher qu'à Hong Kong; la nuit s'est donc prolongée jusqu'à 9 heures 30 pour les enfants. On se promène en ville, histoire de découvrir un peu la place, manger et s'informer pour le bus ou train de demain. C'est vraiment pas évident de trouver quelqu'un qui parle un peu d'anglais, et les dessins sont de mise avec toute une gestuelle pour essayer de se faire comprendre. Les gens sont tout de même très gentils et polis, et essaient de nous aider. Les enfants attirent particulièrement, et on se sent comme des animaux de cirque. Beaucoup de gens se retournent sur notre passage, nous disent hello, rient, font des bye bye de la main, touchent les cheveux ou la tête des enfants, et nous prennent même en photos à leurs côtés.
Dans les restaurants, jusqu'à date, on a été très chanceux : des clients qui parlaient un peu anglais nous ont aidé, ou on a eu un menu avec un peu d'anglais dessus, et faut dire qu'on commande surtout légumes, riz et oeufs pour ne pas prendre de chances avec de la viande non désirée... A l'entrée de plusieurs restos, on voit des animaux en cages, qu'on préfère ne pas déguster. Il y a plusieurs parties des animaux, même le boeuf, qu'on ne mange pas au Québec, et je me demande si on en met dans la nourriture à chiens; mais ici, " toutes " les parties se mangent, et de tout ce qui bouge!
Pour ce qui est des toilettes, ceux qui se sauvent de la vaisselle n'y resteraient pas longtemps! C'est un trou dans le plancher (comme dans beaucoup d'endroits en Asie), avec une place de chaque côté pour mettre les pieds, et on s'accroupie pour s'effectuer... Vous n'avez pas intérêt à être constipé si vous ne voulez pas ressortir les jambes tremblantes! Pour ce qui est du papier, si vous oubliez de vous en apporter, vous pouvez toujours vous servir du jet d'eau genre mini-douche; attention, quelquefois la pression est très forte! Il y a toujours un lavabo pour se laver les mains, mais pas souvent de savon et pratiquement jamais rien pour les essuyer.
Pour manger, on se sert de baguettes, accompagnées d'une cuillère de porcelaine ou métallique à court manche, et de 3 petits bols (pour le riz, le thé chinois servi à volonté, et le reste qu'on se sert chacun à volonté, à partir des plats de service au centre de la table). Ce midi, on a commandé 3 dumplings (genre de egg rolls entouré d'une pâte bouillie au lieu de frite)... et on en a reçu 36! On a donc appris qu'il y en avait 12 dans une assiette. Bon appétit! Malgré notre crainte, avec tout ce qu'on voit dans certaines assiettes, je dois dire que ce qu'on a mangé était excellent et pas cher en général. On a mangé du " chive cake ", genre de crêpe frite aux échalotes; ça fait un bon accompagnement des plats, à la place du pain.

16-02-02
On fait toute une journée de bus pour se rendre à Guilin. Sur la route, le chauffeur utilise le klaxon plus souvent qu'un gamin avec sa sonnette à vélo! Le son du klaxon est très fort, tant dans le bus que dehors, car on voit des gens se boucher les oreilles. Quand on arrive dans les villages, c'est difficile de traverser tant il y a de gens, de vélos, de mobylettes ou de bœufs dans le chemin, et personne n'est pressé de se tasser malgré l'insistance du klaxon. Les véhicules se dépassent par la droite comme par la gauche, sur la chaussée, à 3 ou 4 de large même si la voie n'est que pour 2... Je ne sais pas où ils vont chercher leur permis de conduire! Et la route, sauf sur quelques kilomètres, n'est pas mieux que le rang du lac au pire du printemps, avant que la gratte passe; même si elle est asphaltée, il y a énormément de trous. Sur les vélos, on transporte tout : canne à sucre, bombonnes de propane, d'autres passagers, des poulets en cage et des oies sur les cages, attachées avec une courroie élastique, etc...
Les gens à pieds transportent souvent leurs affaires dans deux paniers de roseaux tressés, suspendus à chaque extrémité d'une pôle de bois, appuyée sur l'épaule, avec un bras allongé sur la pôle pour en garder le balan. Ils traversent la rue ainsi, la majorité sans regarder avant s'il vient une voiture.
Le temps est brumeux aujourd'hui et les nombreux pics des montagnes se dessinent dans cette brume en y ajoutant du charme. Les champs sont divisés en petites parcelles où on cultive tout à la main, tant le maraîcher que le riz.
Les déchets jonchent le sol un peu partout; on voit beaucoup de résidus de pétards rouges, preuve que ça a dû faire beaucoup de bruit cette fête du nouvel an chinois. Les gens mangent et jettent leurs déchets par terre sans même regarder autour pour une poubelle. Le sol est salle partout, principalement devant les restos. Pour ce qui est des toilettes, à mesure qu'on s'éloigne de Hong Kong, les murs diminuent en hauteur. Ainsi, le dernier arrêt aux toilettes publiques nous a permis d'expérimenter le dalot (fossé de ciment de 2 à 3 pieds de hauteur), au dessus duquel on s'accroupie pour les besoins, cachés seulement par un mini-muret de un et demi pied de hauteur. C'est pas un endroit pour les gens gênés! Tous s'enculottent à la file indienne pour les filles, ou côte à côte pour les garçons, quand ils ont terminé. A l'extrémité du dalot, un contenant en forme de pelle-grattoir à neige bascule son trop plein d'eau dans le dalot pour nettoyer le tout. Bien sûr, ceux qui préfèrent avoir du papier de toilette doivent prévoir!
Les chinois ont la mauvaise habitude de cracher partout et souvent; ainsi, il vaut mieux ne pas s'attarder à jaser près d'un autobus dont les fenêtres sont ouvertes : à toutes les minutes, vous entendez et voyez un crachat passer, accompagnant les nombreux déchets (pelures de bananes, sacs de plastic vides, cannettes, ...) qui sortent par les fenêtres également. Sébastien trouve qu'on est loin de la Suisse! Là-bas, un mégot de cigarette entraîne une amende!
Se décrotter le nez en public n'est pas impoli : j'ai dû me reprendre à trois fois avant d'interrompre le grand ménage d'un policier pour lui demander un renseignement et j'étais plus gênée que lui.
Plusieurs façades de maisons sont finies en céramique ou avec de la peinture alors que les côtés et l'arrière sont laissés à l'état brut.
Pour se reposer de la position debout, les gens s'accroupissent sur leurs mollets, les pieds à plat sur le sol, et semblent ainsi confortables pour un longue période. Les hommes sont vêtus surtout en habits, et plusieurs femmes portent aussi le veston; ça fait drôle de voir des gens vêtus chics, marcher sur des sentiers boueux avec leurs souliers vernis.
Au choix de menu du dîner, on a préféré s'attarder à l'omelette, riz et légumes, et laisser de côté les pattes de poulet et gencives de porc, ainsi que la peau de panse de vache.

17-02-02
Les enfants écrivent à la chambre pendant que nous (Jean et moi) allons chercher de l'information en ville et un peu d'argent. On rencontre " Wei ", un chinois qui parle assez bien l'anglais, bien gentil, qui nous guide dans la ville et fait la traduction. Nous restons sur nos gardes, car la gentillesse gratuite est surprenante parfois. On passe donc à la banque, au bureau d'informations touristiques (CITC) où Wei nous fait la traduction; on achète des billets pour un tour en bateau de Guilin à Fuli. On vérifie le prix des chambres ailleurs, pour être en mesure de négocier avec notre hôtel, puis on retourne chercher les enfants à la chambre pour aller dîner. Le prix normal d'une chambre à 2 lits simples: 100 yuans (20.$ can.) et les repas, entre 3 et 25 yuans/personne. En retournant vers la place centrale, on rencontre à nouveau Wei qui paye une molle du Mcdo à tous. On monte le " Solitary Beauty Peak ", un pic rocheux de 152 mètres, 300 marches d'où on pouvait contempler la ville et les montagnes environnantes.
En Chine, les enfants en bas âge sont vêtus de pantalons dont le fond de culotte laisse une fente ouverte (non cousue) à partir de 2 pouces au-dessus du rectum, jusqu'au devant, au-dessus du pénis; ainsi, un jeune qui a envie, n'a qu'à s'accroupir et faire ses besoins, ce qu'ils ne se gênent pas pour faire n'importe où. Les enfants se promènent ainsi les fesse à l'air, même quand la température baisse le soir.


19-02-02
On prend le fameux tour en bateau que beaucoup de touristes font, et qui semble incontournable, malgré son prix, tant qu'à venir à Guilin. C'est vraiment impressionnant de voir tous ces pics rocheux sortir de la plaine. C'est l'un des lieux les plus touristiques de la Chine, avec 3 millions de personnes par année; on était les seuls occidentaux et on avait un guide anglophone exclusif à notre famille. Malgré la pluie, le paysage nous a enchantés. Un arrêt aux grottes Crown était intéressant, malgré les spots de couleurs et fluorescents, ajoutés pour les touristes, mais qui enlèvent le côté naturel; un tour de train puis de canot sur la rivière souterraine, et même un ascenseur qui nous élève au sommet, à 36 mètres de hauteur (équivalent de 12 étages). On s'amusait à imaginer des formes dans les montagnes et dessins sur les façades rocheuses. On a vu un vieil homme sur un radeau de bambous, pêcher avec un cormoran; l'oiseau, tenu par une corde, plongeait attraper un poisson que l'homme récupérait ensuite. On a vu des crucifères à fleurs blanches dans les champs en terrasses et dans la plaine; ils servent d'engrais verts. Pour dîner, on nous a servi : petit bol de peanuts, gros plat de riz, une assiette de poulet (peau, gras, os, avec quelques lanières de viande tranchée très minces), chou chinois et laitue cuite, omelette, mélange de pois, carottes et maïs, des nouilles transparentes, thé et oranges pour dessert.


20+ 21-02-02
Francis et Sébastien dorment jusqu'à 10 heures, puis on fait les bagages pendant que Jean part avec Wei chercher des billets de train (de jour), et il revient (2 heures plus tard) avec des billets de bus, de nuit. On ne saura jamais s'il s'était gardé une commission, mais le prix était très élevé, et on n'a jamais eu les billets en main; même qu'un gars devait venir nous chercher directement à l'hôtel.
On passe à la poste où c'est un tour de force de coller 3 gros timbres sur un mini espace de carte postale. Le midi, on va dans un restaurant où le chef fabrique ses pâtes devant nous. Il commence avec un sac de farine et de l'eau, mélange, étire, ré-étire, tortille, ré-étire à maintes reprises pour former du spaghetti qu'il cuit 2 minutes et on reçoit une excellent soupe aux nouilles bien épicée. Un peu d'Internet (pendant qu'on écrivait au clavier, on a vu un rat passer derrière le comptoir), puis on se rend à notre bus de nuit : 28 couchettes superposées sur 2 étages et 3 rangées. On a les pieds du voisin à 6 pouces du nez, et des douillettes qui sentent la crasse. Tous fument et crachent par terre; heureusement, on a tous des couchettes en haut, ce qui nous évite cendres et crachats. Pour les toilettes, le bus se range au bord de la route et tous s'alignent pour uriner coude à coude, à la lumière des phares des voitures qui passent au poste de péage tout près. Joly et moi avons un peu de gêne qui nous fait s'éloigner un peu quand les autres sont rembarqués. Avec la route pleine de trous et la façon cow-boy de conduire des chinois, sur notre matelas de 18 pouces de large, le sommeil a été très léger. Nous devions arriver vers 6 heures am, mais on vient nous brasser à 4 heures trente en nous faisant signe de descendre. On finit par comprendre qu'on est peut être à destination dans ce terminus fermé où quelques taxis attendent et des minibus de ville passent aux 15 minutes. Il nous faut décider ce qu'on fait et où on va. On sort notre " Lonely Planet ", et essayons de nous expliquer avec les chinois qui disent toujours oui en nous faisant signe d'embarquer, quelque soit la question. On finit par se rendre à la gare de train où on déjeune au riz, fèves au chili, navet en lanières, oeufs à la coque (qu'on ne mange pas dû à la forte odeur d'ammoniaque qui s'en dégage), et carottes tranchées mais non pelées. On embarque dans le train de 8 heures vingt pour Zhangjiajie, d'où on ne sort qu'à 3 heures trente pm. Des jeunes étudiantes montrent un peu de chinois aux enfants dans le train.
A la gare, alors que nous vérifions les heures et prix de train pour dans 2 jours, la foule nous entoure pour voir de près et même toucher des enfants blancs à cheveux blonds et s'émerveiller devant la prolificité de mon mari (eux qui n'ont qu'un ou deux enfants). Un policier intervient pour disperser la foule autour de nous, foule qui nous suit dans les escaliers, alors que nous nous dirigeons vers l'extérieur. Un peu de magasinage pour un transport jusqu'au village au pied des montagnes, et c'est à nouveau l'attroupement autour du minibus où on embarque. Le geste le plus fréquent est de montrer 4 doigts de la main et un parent, puis, après un signe d'approbation, ils rient et lèvent le pouce, signe de félicitations pour une si nombreuse famille " beautiful ". C'est pas chaud (5°C), et on apprécie la chaufferette dans notre chambre.
Zhangjiajie Cun est un joli village de montagne, avec rizières et canola en terrasses, et des installations pour recevoir beaucoup de touristes alors qu'on semble les seuls étrangers ici.


23-02-02
Le temps est brumeux et nous empêche de voir une bonne partie des pics rocheux du parc de Zhangjiajie, mais la brume se lève un peu en après-midi, et nous dévoile un paysage féerique : des pics rocheux, en partie boisés, sortent de la terre avec beaucoup de formes et de hauteurs différentes. Le paysage est impressionnant. On a monté les 3000 marches et fait les sentiers du haut avant de redescendre, épuisés par le froid, la grippe à Francis qui lui donnait mal partout, et mes genoux qui avaient peine à suivre. Il fallait encore prendre un minibus pour se rendre coucher en ville puisque le train est à 6 heures du matin. Nous voilà donc embarqués, tassés, et Francis est malade dans le bus; il a tout juste eu le temps d'accrocher un sac de plastic. On se trouve un hôtel avec chauffage car Joly et Francis grelottent; souper dans la chambre (petite soupe aux nouilles) et dodo. On a entendu les trains circuler et siffler toute la nuit.


24-02-02
On se lève à 5 heures du matin pour prendre le train de 6 heures. En montrant nos billets, on nous fait signe de monter; une foule attends le même train et c'est la cohue quand, enfin, on ouvre la grille. Tous courent avec petits et bagages pour s'engouffrer dans des wagons déjà pleins. Avec nos gros sacs à dos, on a à peine de la place à poser les pieds et rester en équilibre. Certains se tassent un peu, ce qui nous permet de déposer les sacs. Mais voilà, qu'à travers tous ces gens debout ou assis sur leurs bagages dans l'allée, des vendeuses passent avec un chariot, gueulant à tous de se tasser. A force de pousser et de faire grimper les gens sur les autres ou sur les bancs, elles arrivent à vendre de la nourriture et à circuler aux 15 minutes. Plusieurs fument, jetant cendre et mégots par terre ou sur les autres; certains se droguent, faisant passer la boucane dans une vieille bouteille de liqueur percée d'où ils halent leur stock par le côté. Les chinois crachent par terre régulièrement, n'importe où, et ça semble n'offusquer personne. Ainsi, Francis a reçu des résidus de canne à sucre, et ça fait un plancher un peu plus glissant, se joignant aux milliers de détritus d'après consommation (papiers, pelures de bananes ou oranges, pipi des enfants en bas âge, etc...). Hé oui, pour les petits besoins des bébés, leurs culottes étant déjà fendues juste au bon endroit, les mères n'ont qu'à tenir leur enfant accroupi sous la table, et ça y est! Tant pis pour les sacs déposés par terre, ils servent d'absorbants! Comme le passage dans l'allée était très difficile et que les toilettes étaient bondées de monde et de bagages, la seule solution pour Nicolas a été de s'effectuer, sans que rien ne paraisse, dans une bouteille vide de Sprite, cachée sous son chandail. Le supplice s'est terminé vers 13 :30 heures, et on a pu retrouver un peu d'air frais.
En sortant de la gare, il a fallu se frayer un chemin au travers de la foule, et on s'est rendus à l'hôtel en longeant une file d'environ un kilomètre le long de la rue. La chambre d'hôtel était bienvenue, même si on y entend les klaxons à répétition, du septième étage.
Le lait de vache (fromages, beurre,...) et le pain sont des denrées rares par ici. Le lait de soya remplace ainsi que le riz ou les nouilles. Comme breuvage au restaurant, c'est le thé chinois pour tous, fourni avec le repas. On doit souvent se rendre à la cuisine et pointer les aliments qu'on désire pour se faire comprendre; on fait particulièrement attention aux viandes qui sont toujours hachées fin avec peau et gras et ... on se contente de légumes et oeufs la plupart du temps. On rêve de toasts aux cretons et de partys de cabane à sucre.


28-02-02
Après le petit déjeuner au lit de Francis (c'est sa fête) à 6 heures du matin, on prend un bus de Jingdezhen à Tunxi, avec un changement de bus imprévu, puis un autre bus de Tunxi à Tangkou (dernier village avant Huang Shan où sont les montagnes jaunes). La route pour y aller se faufile entre les montagnes, plantées de thé dans les endroits en pente, sinon de canola pour l'huile ou de jardinage sur les terrasses. On voit aussi des plantations de bambous dans les pentes abruptes.
On trouve enfin un Internet qui prend les disquettes et on peut envoyer des photos pour le site pendant que les enfants écoutent (ou plutôt regardent) un film en chinois.
Jolyanne subit maux de cœur et diarrhée qui durent de 18 heures à 12 heures le lendemain.
Réflexions de voyage

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Réflexions de voyage

Nous avions planifié le voyage de façon à faire alterner les pays difficiles avec les pays plus semblables au nôtre. Après l'Amérique du Sud exotique, on revenait à la mode occidentale en Europe. L'Afrique nous replongeait dans la nouveauté, alors que Maurice nous offrait du repos de voyage. L'Asie est le plus dépaysant du voyage alors que l'Australie devrait nous faire revenir vers nos coutumes plus habituelles.
On se jetait donc dans le bain en arrivant à Sao Paulo au Brésil, mégalopole de 16 millions d'habitants, ça nous faisait un peu peur. On y a trouvé des gens tellement aimables qu'on y est resté 4 jours alors qu'on avait prévu partir au plus vite. Le portugais fut notre première difficulté; on a été surpris que les Brésiliens ne parlent ni anglais ni espagnol même dans les endroits touristiques. Après quelques jours, notre connaissance du français et de l'espagnol nous a permis d'en apprendre assez pour aller à nos occupations courantes en portugais. La réputation de danger de l'Amérique du Sud nous faisait prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter le vol.
L'Europe nous ramenait à des coutumes plus familières. On y avait plusieurs contacts et on a été reçu dans plusieurs familles. L'impression de sécurité qu'on avait nous a fait commettre l'erreur de laisser nos affaires dans la voiture lors d'une courte visite touristique avec des amis. C'est là qu'on s'est fait voler tous nos bagages.
L'Afrique nous ramenait le dépaysement, mais l'anglais étant parlé presque partout, on n'a pas encore connu de problèmes de langues.
L'Île Maurice nous apporte le repos de ne plus avoir à se demander où on va coucher toute la famille à chaque soir. La diversité des cultures nous fait une petite introduction à l'Asie.
On commence l'Asie graduellement, avec Singapour, où on parle anglais et où les écritures sont aussi en anglais en plus d'être en chinois. En Malaisie on a encore le même alphabet mais le Malais est une langue complètement différente des précédentes; on trouve assez facilement des gens qui peuvent parler anglais. En Thaïlande, on change d'alphabet et l'anglais est très peu parlé. On a par contre des sous titres en alphabet occidental sur les panneaux. Les gens sont fascinés par les enfants et essaient d'avoir la chance de leur toucher le bras ou les cheveux, surtout à Jolyanne et Nicolas. Hong Kong nous rapproche beaucoup plus de la Chine, les panneaux sont en Chinois avec quelques sous-titres anglais, on trouve assez facilement des gens qui savent parler anglais. Le choc arrive à la frontière de la Chine; absolument tout est en Chinois. On se sent comme dans un zoo où les bêtes bizarres seraient nous. On ne passe pas inaperçu avec notre couleur. Par contre, si à des dizaines de mètres à la ronde il y a quelqu'un qui baragouine un peu d'anglais, il se précipite pour nous aider.
Les habitudes des Chinois nous surprennent. Il y a très peu de ressemblance entre les restaurants Chinois de Québec et ceux de la Chine. Ici on mange absolument tout ce qui est vivant. On ne perd rien de l'animal. Ca surprend un peu nos yeux puritains d'occidentaux. Les légumes sont variés et excellents, cuits au wok et encore croustillants. On comprend maintenant pourquoi les enfants n'aiment pas les légumes cuits au Québec : ils sont trop cuits.
Les habitudes d'hygiène des Chinois sont aussi surprenantes. Ils jettent les déchets partout en se disant que l'état paye des balayeurs pour tout ramasser. Dans les wagons de train, c'est à la pelle ( et pas au sens figuré) qu'on ramasse les déchets.
Le temps humide et frais du centre-est de la Chine est propice à la grippe. Tout le monde a le rhume et se charge de le distribuer à tout le monde. L'habitude qu'ont les Chinois de cracher partout est un bon moyen de disséminer les microbes. On ne prend même pas la peine de se moucher : on renifle un bon coup, on se racle la gorge et on envoie une chique verte au pieds de son voisin. Si on est un peu plus poli, on l'étend avec le pied pour que ça paraisse moins. C'est toujours surprenant de voir une jolie dame bien coiffée et bien habillée, nous envoyer un gros crachat aux pieds!
A table, il n'est pas impoli de cracher sur la table ou par terre, les nombreux petits os qu'il y a dans la nourriture.

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