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Voici les nouvelles envoyées par la famille Tanguay :

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Date
Nouvelles
04-08-2001

haut

photos

trajet

texte de Francine
30/07/01
Lavage du reste du linge; on repart à neuf et écrit sur ordi, pendant que Jean et Sebas sont allés en ville, ambassade de Bolivie (pas besoin de visa), puis couru infos pour voyage à San Antonio : le trajet touristique coûte $600. pour la famille (départ mardi), tandis que le train de marchandises coûte $45. pour la famille (départ mercredi). La deuxième option a bien sur été retenue et réservations faites. De retour à " La casa de la Abuela ", le taxi de la veille nous a proposé un voyage à Cafayate pour le lendemain, ce que nous avons accepté après négociation de prix toujours.

31-07-2001
Lever 5 :45hrs pour départ du circuit Salta, Cafayate, Molinos, Cachi, Chicoana et retour à Salta. Les paysages sont très impressionnants : montagnes de roches ou de terre de toutes sortes de couleurs et formes, vignobles, la gorge du diable et l'amphithéâtre (sortes de gigantesques trous dans des montagnes de roches), des paysages lunaires, des montagnes en forme d'énormes châteaux, dunes de sable, plaines de cactus géants, pancartes de traverse de guanacos (au lieu de chevreuils ou orignaux) : c'est un animal ressemblant beaucoup au lama, mais avec ventre, derrière des pattes et dessous du cou blancs. On en a vu broutant, accompagnés d'ânes sauvages. Des chèvres, vaches et chevaux munis d'enfarges aux pattes de devant, traversent la route de temps à autre. On monte jusqu'à 3 348 mètres avant d'amorcer une longue descente de 53 km, bourrée de croches en épingles à cheveux, avec des précipices énormes et pas de gardes-fous en général. J'ai eu les pieds sur les freins tout le long de la descente (même si j'étais assise derrière) et j'avais hâte qu'elle soit terminée malgré les paysages époustouflants. Je trouvais le chauffeur un peu rapide (40km/hrs) pour les circonstances, sur une route de gravelle. On a pris plusieurs photos, mais elles ne peuvent décrire le grandiose du parcours.

01-08-01
Le train vers les nuages est le plus haut au monde. Des gens de toute la planète viennent
faire l'excursion. D'habitude on fait des lieux peu touristique, mais ici c'est très cosmopolite il y a beaucoup d'Européens. Le train est bondé, une femme passe un bébé de environ 2 mois dans les bras de Francine le temps de monter ses bagages et il y reste une heure. Les montagnes sèches sont énormes en bas il y a des champs de cactus, alors qu'en haut seules quelques broussailles épineuses parviennent à survivre. Il y a des pans de montagnes de couleurs bleu, vert, rouge et jaune Pour monter, le train fait des lacets, des ronds en repassant pardessus sa route 10 mètres plus haut et des bout à reculons pour monter toujours plus haut. Au loin on voit des pics enneigés.
08-08-2001

haut

De Francine
01/08/01
Départ de Salta avec " le train jusqu'au nuages " vers San Antonio; montagnes multicolores vertigineuses; on passe sur des viaducs très hauts, sans gardes; aussi de longs tunnels ou on ne voit plus rien pendant quelques minutes; c'est impressionnant! Des résidences sont éparpillées ici et là dans les montagnes. Les gens débarquent du train pour aller on ne sait où… Quelques ânes attendent, sellés, au bas de certaines pentes. Une femme avec son bébé d'à peine un mois (elle m'avait passé son bébé pendant une heure environ quand elle était entrée dans le train car aucune place assise et gens très tassés dans l'allée), débarque et se rendra chez elle à dos d'âne, son bébé sur le dos et emmitouflé dans un grand turban et attaché sous un bras et sur l'épaule inverse. Les femmes portent leurs bébés ainsi que leurs paquets de cette façon. Elle n'arrivera chez elle que tard dans la nuit. Les gens vivent de lamas, chèvres, ânes, moutons à l'occasion, qui broutent je ne sais quoi car toutes les plantes (et il y en a très peu) ont des épines comme les cactus. La vie semble très difficile dans cette région; les enfants sont plus tranquilles, observent, parlent très peu même entre eux, prennent ce qu'on leur offre (morceau de chocolat)avec un léger sourire. C'est très beau pour passer comme touriste, mais y vivre… pas d'électricité, pas de bois pour chauffer des maison en briques de terre quand la température baisse de -5 à -15 degrés durant la nuit, pas d'eau chaude. On est arrivés à San Antonio de nuit (8hrs pm); il fait noir vers 6 :30 hrs. On s'est dépêché à se trouver un hôtel; le train était bondé de touristes pour seulement 3 minis hôtels. Le mal de tête à cause de l'altitude et le souffle court (manque d'air); il faisait froid dans la chambre et la propriétaire nous a mis une petite chaufferette au propane qu'on devait arrêter avant de dormir car ça brûle l'oxygène. On a peu dormi (Jean avec Nico et moi avec Joly dans un lit simple) et c'était pas chaud pour le lever du lendemain.

02/08/01
Redescendu de San Antonio en Jeep 4x4 avec 4 autres filles. Passé par le viaduc de train le plus haut au monde ( 74 mètres de haut) et 4200 mètres d'altitude, puis visité la saline : ressemble à un grand lac en été, mais à la neige de loin en hiver. En se rapprochant, on voit plein de polygones à la surface, laissés par les dépôts de sel très rigides et secs. Par endroits, des carrés de 2m x 2m et 15cm de profondeur étaient creusés pour purifier le sel à récolter pour l'alimentation humaine (pur à 96%). La saline couvre 1500 km carrés et les lunettes de soleil sont requises quand le soleil paraît. On a vu des vigognes (genre de chevreuil à long cou fin) Coucher à Purmamarca, après avoir fait 5 places à chercher un logis. C'est un très charmant petit village (600 résidents permanent), qui possède la montagne des 7 couleurs très touristique. On mange des humitas (pâté de maïs et fromage de chèvre enveloppé dans des feuilles de maïs et cuit à la vapeur) comme entrée, puis du locro (genre de ragoût de haricots divers, jaune, aromatisé au safran, avec un peu de cubes de bœuf).Tous ont mal à la tête et hâte de se coucher. La température est beaucoup plus clémente ici.

03/08/01
Resté à Purmamarca pour la journée : lavage, écrit sur ordi et récupération du mal de l'altitude. En pm, fait le tour de la montagne à pieds (durée : 1hre), puis bus pour Tilcara pour Internet afin d'envoyer un message aux Mercier…Pas d'Internet dans villages environnants, et celui de Tilcara, opéré par un seul gars, est fermé. Laissé la disquette avec les coordonnées pour envoi le lendemain par le responsable qui doit revenir du Chili. Retour déçu à Purmamarca, mais ça fait parti du voyage.
De Jean
Samedi le 4 août 2001
Parti à 7h30 en bus pour La Quaca à la frontière de la Bolivie. Vu Vénus Mercure et Orion, on se croirait chez nous. Nombreuses montagnes de couleur. On longe une rivière presque sèche, puis à 3 cruzes on atteint un plateau de 3400 mètres aride où on voir des ranchs de lamas avec aussi un peu de chèvres moutons et quelques vaches.
A La Quiaca on va sur Internet dans une Co-op de téléphone. On traverse la frontière à pieds. En Bolivie c'est plein de petits commerces où on vend de tout alors qu'en Argentine on ne voit aucune activité commerciale. Traverser une frontière nous amène dans un autre monde. Les gens sont habillés différemment, tous sont indiens. Les femmes portent un chapeau melon au lieu du chapeau genre cow-boy de l'Argentine. Les jupes multicolores et les grands châles, avec les bas de laine. Tout en 3 fois moins cher qu'en Argentine. On vend tout dans des sacs genre 60 kg. ouverts roulés pour montrer la marchandise : Arachides, fèves de toutes sortes , patates ordinaires et gorlots séchés , carottes, riz, toutes sortes d'épices, fruits et légumes etc.
Les marchandises offertes vont des vêtements, chaussures, électroniques, batteries de cuisine aux châles traditionnels et l'artisanat local. Les feuilles de coca sont offertes dans d'énormes sacs doublés de plastic opaque.
On mange un repas complet pour $1.50 mais le breuvage coûte autant. On met plus de riz légumes avec la viande qu'en Argentine. On commence toujours le repas par une énorme soupe. Ça fait bizarre de manger avec un petit enfant à coté qui espère un 10 sous. On va à la messe su samedi soir. Tout le monde est emmitouflé comme en hiver chez nous. C'était un mariage les mariés sont arrivés en retard. Les chiens se promenaient dans l'église. En avant il y a des genres de petites statues en madone ou équestre qui semblent représenter les patrons des familles des mariés. Dehors il y a une petite kermesse avec des manèges actionnés à bras et des kiosques d'habileté.
Il y a une fanfare sur la place.

Dimanche le 5 août 2001
On prend le bus pour Tupiza. À la gare les rabatteurs nous sautent littéralement dessus pour nous faire venir à leur guichet. J'en avait 4 qui me prenaient le bras dans différentes directions. On prend un chocolat chaud à la gare. On paye une taxe de gare à l'embarquement.
La route est encore en terre et très poussiéreuse. On traverse une plaine sèche et vallonnée, quelques maisons en briques de terre et paille avec toit de végétaux recouverts de gravelle. On longe un chemin de fer. On atteint une vallée large et profonde, cisaillée de collines et de ravins. Au fond de la vallée il y a des champs plats ou on pratique l'agriculture sous irrigation par canaux. Il y a des stocks de cannes de maïs pour les bêtes en saison sèche (présentement). On garde du foin dans les arbres pour les soustraire aux animaux. Au fond de la vallée il y a une rivière presque sèche en cette saison et des arbres qui sont absents sur le plateau.
On arrive à Tupisa qui est dans cette vallée. Il y a 2 hôtels pour touristes. On vient ici pour les paysages et les randonnées à cheval. On va au marché on mange d'excellentes empanadas au poulet. Le marché est riche en couleurs avec toutes les femmes en jupes multiples et chapeau melon. Elles refusent de se faire photographier.
Sur la place c'est la fête de la patrie avec des défilée de fanfares de chaque école. La ville a 20,000 hab. Trois filles de 14 ans nous abordent pour jaser, elles sont attirées par Sébastien. On va avec elles à une arcade de jeux vidéos et à Internet leur montrer notre site. On retourne se reposer à l'hôtel et ,à 3 heures, on leur donne rendez-vous à une partie de soccer entre Tupiza et Tarija ville de 100,000 hab. à 7 heures de route. Il y a 2 parties, les 14 15 ans et les 13 ans et moins. Je jase avec des parents des visiteurs. Ils me vantent leur ville. Même si les coutumes en habillements, le climat et le paysage sont totalement différents, les besoins sont les mêmes. Les gens se taquines entre villages, essaient d'avoir le mieux pour leur enfants. Tarija est dans une vallée plus chaude et moins sèche que Tupiza. On y fait du vin et des fruits, il y a des puits de pétrole.
On se fait un marché de légumes pour souper. Il y a une cuisine commune. Il y a 2 Allemands et 2 Suisses. Un des Allemands fait le tour du monde avec un budget de $15.00 par jour.


Lundi le 6 août 2001

Aujourd'hui c'est la fête nationale c'est congé. On part en excursion avec 2 jeep Mitsubishi. Il y a 2 Anglais 1 Allemand et 5 Hollandais. Plusieurs font des tours du monde, mais notre aventure les impressionne. On visite el angosto, passage étroit entre 2 parois rocheuses où passent une rivière, une route et un chemin de fer. On va où se rencontrent un rio vert et un rouge et à une tour conne à Tourelle. On cultive les carottes les oignons et le maïs sous irrigation. Des caravanes de lamas amènent des blocs de sel qu'ils échangent contre du maïs. Mais aujourd'hui, congé, on n'en a pas vu. Un lama porte 25 kg. de 9 heures à 3 heures p.m.
On va ensuite voir des montagnes de couleurs et on dîne près d'une rivière à coté de parois rocheuses rouges très belles. On mange des tamalitos typiques de Tupiza. Viande séchée avec oignons raisins enrobédans du maïs moulu et enveloppé dans des feuilles de mais et bouilli. Délicieux.
On monte à la puerta del diablo. Formations verticales rouges et au canyon del inca de 4 km. de long et 3 mètres de large. Des chèvres paissent sous le regard de leur bergère. Seul des épineux, un peu d'herbe sèche et un peu de canne vide peuvent pousser ans ce quasi désert. On monte ensuite de 700 mètres où on voit des formations rocheuses étonnantes. Des chandelles des formations verticales à côté de formations horizontales.
On soupe au poulet et les filles d'hier viennent jouer aux échecs.


Mardi le 8 août
On part ce matin pour 4 jours de 4x4 qui vont nous faire traverser le désert de sel
des plateaux de4500 mètres et les Andes aux pics enneigés. Il va faire très froid en haut
On se reparle la semaine prochaine.


famille qui nous a fait manger du lamas


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