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Voici les nouvelles envoyées par la famille Tanguay :

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Nouvelles
16-08-2001

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recette

texte de Francine

09/08/01
Départ en 4X4 avec chauffeur et cuisinière à 6 hrs a.m. Roulé pendant 2 hrs avant
d'arrêter déjeuner dans un petit village de montagnes (Culpine) où la cuisinière est
entrée dans une maison avec son poêle à gaz et le nécessaire pour nous faire le déjeuner.
Pendant ce temps, on a vu une dame qui rôtissait du quinoa sur un petit feu de
branchailles, derrière la maison. Le quinoa et la pomme de terre sont semés fin août
et sont les principales cultures de la région. Passé par la vallée des roches où on a
vu des viscachas (sorte de lapin à longue queue qui saute comme un kangourou). Arrivés en
fin de journée à la laguna colorada (lagune dont l'eau est colorée en rouge ou
orange selon la position du soleil et l'intensité des vents)., on a soupé à la
chandelle (soupe aux légumes et quinoa, frites et poulet frit) dans notre chambre.
Une génératrice fournit la lumière durant environ 2 heures et au dodo tout le
monde; pas d'eau chaude, un drum avec contenant de plastic pour mettre de l'eau
dans la toilette après besoins, chacun traîne son papier de toilette.
10/08/01
Les Incas adoraient le soleil et ici, on comprend pourquoi : il fait chaud au soleil
durant le jour, mais la nuit, pas de chauffage dans les résidences de béton ou
d'abobe, c'est froid et le vent nous transperce. Lever à 5 :30 hrs a.m. pour arriver
aux geysers au lever du soleil. C'est très impressionnant de voir la terre fumer, de
voir des grands trous où la terre bouillonne et éclabousse comme de la sauce trop
épaisse, de sentir l'odeur de souffre (œufs pourris), d'entendre le grondement
de la terre et la pression de son ventre! Une heure de route plus tard, on arrive
aux eaux thermales; j'ai toutes mes pelures comme un oignon, je grelotte, les petits
ont enlevé leurs souliers dans l'auto pour se réchauffer les pieds comme en
hiver, et voilà qu'ils se déshabillent, mettent leurs maillots de bain et hop, dans
le trou d'eau grand comme une piscine, mais avec 2 pieds d'épais d'eau, aussi chaude
que dans un bon bain chaud. Je me contente de prendre un bon café con leche chaud en
les regardant. Tous semblent jouir de cette eau chaude tandis que muchachas et
chauffeurs de 4X4 rigolent un peu de voir tous ces touristes à l'eau par une
température aussi froide. En sortant de l'eau, les costumes de bain enlevés gèlent
(raidissent) aussitôt comme les cheveux mal essuyés.  Un bon déjeuner chaud
(œufs, pains, café, dulce de leche (genre de caramel au lait) au bord du lac, et
c'est reparti. Visite de la laguna verde (lagune qui se colore en vert selon le
vent et le soleil) avec, en arrière plan, le volcan au sommet enneigé qui s'y
reflète. On change de véhicule à la frontière du Chili et le chauffeur fait jeter
tout légume, fruit, feuilles de coca, etc.… qui pourrait nuire au passage de la
douane. La route n'est plus en gravelle mais asphaltée. On voit tout de suite
la différence de pauvreté entre Bolivie et Chili. Les gens sont habillés plus à
la nord-américaine et le niveau de propreté change.  Couché à San Pedro de Atacama, petite
ville très touristique.
Souper au resto à 6 hrs p.m.; le cuisinier accepte de nous servir en nous excusant grâce
aux enfants (les soupers sont généralement servis à partir de 9 hrs p.m.).Couché dans un
petit hôtel en abobe (terre séchée) dont une partie du cadre de porte s'effrite par terre
en fermant la porte. Nicolas s'est acheté un souvenir : une zamponia : flûte à plusieurs
tuyaux…pas facile d'en sortir des sons…faudra pratiquer. L'eau filtrée pour se brosser
les dents goûte le souffre, yeark!

11/08/01
Bus de San Pedro jusqu'à Calama, marché un peu en ville, puis taxi pour se rendre à
Tocopilla (2000 habitants), sur le bord du pacifique.  La brise fraîche nous fait penser
à la Gaspésie l'automne, quand le vent rentre du large.  C'est le désert et rien ne pousse,
comme si tout avait été passé au round-up! Il pleut aux 400 ans dans le coin! La seule
eau disponible vient des hautes montagnes des Andes. La mer est accotée par les
montagnes trouées par l'exploitation minière. La plus grande mine à ciel ouvert
au monde est près de Calama, à Chuquicamata, et on y trouve de l'or, du cuivre et
du platine. Des camions de 450 tonnes déversent les résidus miniers qui forment des
montagnes à leur tour. Les livraisons au port se font par train et la voie ferrée
doit faire le tour des montagnes jusqu'à Tocopilla. On exporte du " salitre " = salpêtre,
nitrate de sodium ,azote à 10% accepté en fertilisation biologique. Exportation aussi de
cuivre et de charbon.

12/08/01
Bus de Tocopilla à Iquique par la route qui longe la mer;club de golf sans herbe, sur le
sable, en bord de mer, dont les greens sont en sable noir et le reste en sable gris-brun. On
voit des pêcheurs sur de petites embarcations, des petites maisons de bois de toutes
sortes, couleurs et formes, avec tôle au travers et sur le toit; c'est le désert et rien
ne pousse. Sable par endroits, gravelle, roches, usine d'électricité, aéroport,
parapente,… Plage en p.m., mais c'est pas chaud. Les enfants se baignent et font des
châteaux de sable ou s'enterrent chacun leur tour.

13/08/01
Lever plus tard, pas de bus à prendre; céréales pour déjeuner (pas fréquent par ici).
Marché jusqu'au centre d'achats pour trouver une lavanderia (salle de lavage); on y
laisse les gros morceaux seulement car trop coûteux. On revient à l'hôtel laver le
reste du linge et écrire à l'ordi puis dîner. Plage en p.m. mais pas de soleil. Les
enfants se baignent et on aperçoit un aileron tout près qui sort de l'eau, replonge,
réapparaît,…Les gens s'attroupent, regardent; même la télé capte des images. On nous dit
d'abord que c'est un dauphin, puis un requin, et enfin une baleine. Ça ressemble plus
à une baleine. On se mijote un petit souper à l'hôtel et la propriétaire est très amusée
de voir Sébastien (un gars) préparer le repas.
À date, on n'a eu que 20 minutes de pluie depuis le 3 juillet. On nous parle de chaleurs
accablantes en août au Québec par Internet alors que ce n'est vraiment pas le cas ici.
14/08/01
Bus de Iquique à Arica : toujours le désert. En sortant de Iquique, passé par la grosse
montagne derrière la ville : vue magnifique sur la ville, les montagnes de sable
(les enfants rêvent de surfer dessus), gars en parapente, courbes énormes dans la
route avec précipices et un chauffeur de bus qui a le pied pesant! On se sent comme
en avion. Rien ne pousse, mis à part une plantation d'arbres sûrement irriguée, et
au pied des montagnes, où passe un mini cours d'eau, un peu de champs verts. Vu un tas
de souffre jaune fluo.
À Arica, gros bateaux de pêche et d'autres encore plus gros pour l'exportation.
Marché sur la plage au coucher du soleil : voiliers de pélicans et autres oiseaux
marins (cormorans, goélands,?) en grand nombre et très près de nous….
Super beau, mais oublié kodak.

Récits de voyage

Sébastien

09-08-01 : Nous nous levons à 5 :30 pour partir en Jeep. On se promène dans le désert où
il y a beaucoup d' élevage de moutons et de lamas. On a vu beaucoup de montagnes vraiment
hautes avec de la neige dessus; la plupart sont des volcans éteints. Le chemin de montagne
est très laid; il est plein de bosses, il y a des croches pour rien et à force de pogner
des bosse, on vient à avoir mal au ventre. Il n' y a pas de ponts, il faut traverser
les rivières dans l' eau complètement. Mais ce ne sont pas de grosses rivières et le Jeep
ne reste jamais pris. Ensuite, on arrive à une lagune où il y a plein de flamands roses.
Un peu plus loin, il y a de bizarres formations de roches qui prennent des formes variées. Il y en avait même une de la formes d' un arbre : très étroite pour le tronc et large en haut. On a vu aussi des lapins sauvages avec une queue touffue aussi longue que celle d' un chat; on dirait un écureuil géant. Puis, on arrive le soir à la fameuse laguna colorada. On va se promener au bord, on marche à la fois dans le sel et dans la neige! La lagune est toute rouge vin, parfois à cause de l' éclairage, parfois elle devient orange ou mauve. Mais elle est rouge seulement quand il vente et qu' elle est éclairée. La nuit est vraiment froide ici parce qu' on est à plus de 4300 m d' altitude. On met tout les vêtements possible même les sales pour ne pas attraper froid.

10-08-01 : On se lève encore à 5 :30 du matin pour continuer notre tour de Jeep.
Premièrement, on va voir les geysers; c' est impressionnant. On voit l' eau ou la
lave qui fait de gros bouillons. En plus, le soleil se lève et ça fait un jeu
d' ombres et de lumière dans la fumée. Il y a une forte odeur de souffre. Ensuite,
on va aux eaux thermales. On se baigne, il fait -10 degrés C dehors, mais dans l'eau,
on se sent comme dans un bain chaud. Il y a de la vapeur. Puis, on se rend à la lagune
verte. Au début, elle a l' air d' un lac normal mais quand il se met à venter, elle
devient turquoise presque verte. Quand il ne vente pas partout sur le lac, ça fait
comme des reflets partiels à différents endroits. Juste à coté, il y avait un volcan
parfait, chaque côté à 45 degrés (Licancabur). Et il était très haut, 6000 m. Aussitôt
qu' on traverse au Chili, c' est une belle route en asphalte. On se trouve un hôtel
à San Pedro de Atacama dans le désert de Atacama. Il fait plus chaud ici(30 degrés C).
La seule eau qu' il y a au village, c' est celle de la fonte des glaciers des monts
et elle goûte le souffre. En après-midi, nous sommes allés visiter le musée de San Pedro.
Il y avait toute l' histoire des Atacamas depuis 12 000 ans. Il y avait pleins de vieux
squelettes et d' accessoires des temps passés. Les femmes se peignaient avec des peignes
en épines de cactus!

11-08-01 : On prend le bus pour Calama. Le désert d' Atacama est le plus sec au monde;
la dernière fois qu' il a mouillé, c' était en 1975, ça faisait 400 ans qu' il n' avait
pas plu. C' est super planche et entièrement de gravelle et un peu de sel, pas la moindre
petite plante. Puis, de Calama à Tocopilla en taxi. Tocopilla est sur le bord du Pacifique.
Aucune végétation même à proximité de la mer. Les nuages restent accrochés sur les
montagnes. Ça ressemble un peu à la Gaspésie avec la mer et les montagnes.

12-08-01 : Bus pour Iquique en longeant le bord de la mer. L' autre côté, c' est
les montagnes désertiques. On passe dans un tunnel qui traverse entièrement une
montagne. À Iquique, on se trouve un hôtel qui porte bien son nom : le désert et
la mer. On se baigne et il y a de très grosses vagues. J' ai trouvé des supers
beaux coquillages. On s' est enterré dans le sable.

13-08-01 : On a envoyé le ¾ du linge à faire laver dans une buanderie. On s' est
baigné dans l' après-midi, mais il ne faisait pas très soleil. On a vu un baleineau
à seulement 10 m de la plage. Au début, on pensait que c' était un requin parce qu'on
voyait seulement l' aileron du dos.

14-08-01 : Bus pour Arica en espérant qu' il y ait du soleil. On passe dans des grandes
vallées et on remonte sur les montagnes. Il y a des grands ravins dangereux. Le chauffeur
roule vraiment vite. À tout bout de champ on voit un garde-fou défoncé avec un petit
autel genre pierre tombale à côté parce qu' il y a eu un mort à cet endroit.
25-08-2001

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texte de Sébastien

14-08-01 : Bus pour Arica en espérant qu' il y ai du soleil. On passe dans des grandes vallées et on remonte sur les montagnes. Il y a des grands ravins dangereux. Le chauffeur roule vraiment vite. À tout bout de champ on voit un garde-fou défoncé avec un petit autel genre pierre tombale à côté parce que quelqu'un a pogné le clos et il est mort à cet endroit. Arrivé à Arica, il fait enfin soleil.

15-08-01 : Aujourd'hui, on a pris ça relax. On s' est levé tard, on s' est baigné et on à joué au soccer sur la plage. Maman ne se baigne jamais; elle trouve que l' eau est trop froide et elle reste assise à regarder les pélicans et les cormorans attraper des poissons. Papa s' est risqué une seule fois à l' eau et est ressorti tout de suite. Un repas de légumes pour dîner. Ce soir, tout est fermé, on a eu de la misère à se trouver un restaurant. Pourtant, on est sorti à l' heure habituelle (environ 8 :30). On a essayé de savoir pourquoi mais sans succès.

16-08-01 : Après déjeuner à l' hôtel, on va au port acheter du poisson. Il y a pleins de poissons de toutes sortes. Il y a même de la pieuvre. On achète 4 sortes de poissons différentes dont du requin. On mange du poisson pour dîner et pour souper. Le requin, c' est bon; ça n' est pas caoutchouteux contrairement à ce que je pensais, mais c' est un peu gras. En après-midi, on se baigne et on joue au soccer.

17-08-01 : Bus pour La Paz, 8 heures de route et encore aujourd'hui des paysages à couper le souffle à travers les andes. La route est encore dangereuse. Il commence à y avoir plus de végétation car on n' est plus dans le désert d' Atacama. Il y a des champs cultivés très en pente et des super beaux Nevados. On a monté très très vite en altitude et on a pas eu le temps de s' habituer ça fait qu' on a un petit mal de tête et Francis à été malade dans l' autobus. Rendu à la douane entre le Chili et la Bolivie, il neige. On est à 4600 ou 4800 m c' est pour ça qu' il neige. Ensuite, on redescend à 3600 m sur l' altiplano. On est vraiment impressionnés en entrant à La Paz. C' est dans une vallée abrupte où les maisons sont presque toutes identiques (en briques oranges-brunes) , très collées et très en pente. Il y a 2 millions d' habitants et seulement une dizaine de buildings au centre-ville. Un gros Nevado surplombe la ville. Il pleut et on va au premier hôtel suggéré par un vendeur d' hôtel. Il est un peu cher pour en Bolivie mais bien propre.

18-08-01 : Aujourd'hui, on passe la journée dans la ville pour prendre de l' information. Le matin, les maisons les plus hautes de la ville sont recouvertes de neige. On se promène dans les rues et on achète des pains et du jus fraîchement pressé dans des petits kiosques. Les rues sont pleines à craquer de gens qui font leur marché. Il y a plein de vendeurs de rue qui vendent des légumes, surtout des mini-patates et différentes sortes de beans. Il y a des gros tas de peanuts de 1 m de haut et de gens qui se promènent avec leur brouette pleine de pop corn! Le métier principal ici est commerçant. Les autos roulent tranquillement parce que les rues sont à pic. Hier, la ville était sale et puait, mais aujourd'hui, c' est mieux, il ne pleut plus. On s' arrête une heure à une agence de voyages pour s' informer des attraits touristiques à voir dans le coin et du coût des billets d' avions pour retourner à Sao Paulo ou Rio de Janeiro. Ensuite, on va au terminal d' autobus pour comparer les prix.

19-08-01 : Départ pour Coroico dans une caravan Nissan 15 places où on est très serrés. En sortant de la ville, il y a de la neige sur le bord du chemin. Les gens boivent l' eau de fonte de la neige durant le jour. On a même entendu dire qu' il y avait une station de ski près d' ici. On descend un peu pour traverser une montagne et dès qu' on la traverse, c' est la jungle totale. D' un coup sec il y a des arbres partout. Et là on commence à descendre dans une vallée. Le chemin pour se rendre à Coroico est super dangereux. Il est sur le bord d' un ravin très profond à pic d' environ 60 à 80 degrés et parfois même 90, il n'y a même pas de gardes-fous et en plus, il y a une seule voie de large et elle est en gravelle. Quand on rencontrait quelqu'un en sens inverse, on se parquait le plus possible sur le bord du précipice et l' autre passait et frôlant à la fois la montagne et nous. La route est faite rien que de croches et aucun petit bout droit. Alors, à chaque fois qu' on rencontrait quelqu'un, on manquait faire un face-à-face ou prendre le clos. Par chance, on avait un conducteur raisonnable. Par contre, une fois on a reculé dans un endroit plus large pour laisser passer un autre qui montait (la priorité est à ceux qui montent) et on est venu à 1ou 2 centimètres du bord; un peu plus et c' était fini pour nous. À la fin je transpirais tellement je trouvais ça dangereux! Il y avait même des traces de roues qui étaient à moitié dans le vide ou qui avaient défait un bout de chemin. Mais le paysage était absolument superbe. La jungle envahissait les montagnes malgré son inclinaison. Après 4 heures de descente, on arrive enfin à Coroico, un joli petit village loin dans la vallée au milieu d' une petite montagne. Dès qu' on débarque du mini-bus, il se met à mouiller. On se trouve un hôtel super beau avec une cuisine, une piscine (on ne s' est même pas baigné) une chambre à deux étages avec un hamac et deux balcons où on a une super belle vue de la vallée : par contre, il est cher. À la place des jeux de hockey sur table de chez nous, on a joué au soccer sur table; c' est à peu près le même principe. Par la suite, on s' en va prendre un almuerzo (dîner) qui est toujours pareil : une soupe aux nouilles avec un plat de riz, tomates et viande pour 30 bolivianos (CAN $ 8) à 4 :30! On a visité un peu le village, acheté un souper et relaxé.

20-08-01 : Il pleut à boire debout ce matin. Quand ça se calme un peu, on sort visiter les alentours. On marche un peu et le ciel se dégage par la suite. Dans les montagnes, il y a beaucoup de plantations de bananiers, de café, d' orangers et de coca. Tout est en pente à environ 45 degrés. On se rend jusqu'au prochain village et on prend un taxi pour revenir à Coroico. On retourne prendre un almuerzo à la même place qu' hier et on rencontre des français de France qu' on avait déjà rencontré à Uyuni. En après-midi, on reprend un mini-bus pour La Paz. On a encore passé sur le chemin super dangereux.

21-08-01 : Papa va s' informer pour les billets d' avion, mais ils sont trop chers, on prendra le bus pour Rio. Après déjeuner, on prend le bus pour Sorata. On passe sur l' altiplano; il y a juste des champs et quelques super beaux Nevados. En arrivant à Sorata, un paquet de vendeurs d' hôtel nous saute dessus! On ne sait pas lequel choisir et on va en voir quelques-uns. On fini par en trouver un très beau à 19 $ CAN pour les six. Sorata est en plein milieu de plein de champs tous en pente abrupte au pied du Illampu, le 2e plus haut Nevado de Bolivie. Mais il est dans les nuages et on ne le voit pas. Ici, on cultive surtout du mais, du blé, des patates et des arvejas, genres de pois. Il n' y a pas de machines pour l' agriculture; tout le monde travaille à la main ou avec des bœufs ou des ânes; parce que premièrement ils n' ont pas les moyens, et deuxièmement, les champs sont en pente.

22-08-01 : Aujourd'hui, on se lève tard, on déjeune à midi, on se met à jour dans nos récits de voyage, on marche en ville, on fait du lavage, on joue au hacki et on se repose. Une petite journée tranquille. On a remarqué que presque tous les enfants du village, surtout les gars, avait leur toupie. Alors, on s' en est acheté une et on a joué. C' est une toupie qu' on enroule d' une corde et qu' on lance pour la faire tourner. C' est difficile, mais on fini par y arriver.

23-08-01 : On s' est levé à 7 :00 pour aller à l' école! On a décidé de visiter une école de Bolivie pour savoir comment ça se passe par ici. On arrive à l' école primaire (4 à 10 ans) et tout le monde est en train de jouer dans la cour intérieure. Ils ont tous un veston blanc. Le directeur nous accueille et nous amène voir les élèves. Un professeur parle et tout le monde se met en rang. Tous ensemble se mettent à chanter l' hymne national de Bolivie au son de l' accordéon du professeur de musique. Ils font ça tous les matins. Tout se fait sérieusement. Ensuite chaque classe s' en va une par une dans sa classe respective. Puis, on visite chaque classe. En entrant dans la classe, tout le monde salue le directeur en même temps. Ils nous parlent un peu de l' école d' ici. Ils ont à peu près les mêmes matières. Ils ont six cours de 40 minutes et des récréations de 20-30 minutes. Leur journée d' école commence à 8 :30 et se termine à 1 :30. Il y a un autre groupe dans l' après-midi jusqu' à 6 :00 parce qu' il n' y a pas assez de classes pour tous. Ils ont deux mois de vacances d' été en décembre et janvier. Il y a une quarantaine d' élèves par classe. Ils sont tous assis autour d' une table ou à des bureaux deux par deux et ils ont des chaises en bois. À la récré, ils jouent au ballon, ils se chamaillent, les gars jouent avec leur toupie et les filles avec leur poupée. Quand on est sorti des classe, les enfants sont devenus beaucoup moins disciplinés; ils se chamaillaient, parlaient très fort, mangeaient des bonbons en classe… Ensuite, on va au Collège; des élèves de 10 à 22 ans. L' école est mieux organisée : ateliers de menuiserie, de couture, de cuisine, laboratoires… Il y a 500 élèves. On leur parle de l' école au Canada et des différences entre les deux pays. On leur parle de la neige et des sports d' hiver. Ils sont prêts à échanger avec la poly de Ste-Justine. On leur a laisser l' adresse. En après-midi, on part dans une boîte de pick-up avec un chauffeur complètement malade qui roulait super vite encore sur un chemin dangereux. Puis, on arrive à la grotte. L' entrée n' est pas plus de un mètre de haut. On descend et il y a quelques gouttes d' eau qui nous tombe dessus. Il y a des lumières pour nous guider. On a vu des chauves-souris qui volaient au plafond en criant. C' était impressionnant.

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